Pourquoi ?

Notre historique le laisse deviner : enseigner est une priorité pour In Carne. Après tout, nous nous sommes réunis autour d’un objectif, celui de fonder un jour une école. Donner des cours, transmettre notre expérience à mesure qu'elle s'élabore, c'est la possibilité pour nous de financer notre existence et nos projets, et surtout, de se rappeler que dans les arts vivants, où qu'on en soit dans son parcours, il n’est pas de théâtre sans pédagogie.

De quoi ?

Ce qui relie par exemple CE QU'IL NOUS RESTE et OVERDOSE 90', ce n'est pas le thème, ni la forme, mais une même exigence et des méthodes communes. Vous le remarquerez vite, l'Association In Carne offre des créations qui ne se ressemblent pas : depuis le début, notre volonté est d'aider chaque projet artistique singulier à aller au bout de sa démarche. Ainsi notre offre pédagogique a-t-elle pour fondement un double travail, celui du corps et de la pensée.

 

Pour le travail corporel, que dire… On ne s'appelle pas In Carne pour rien ! Comptant plusieurs danseurs de formation parmi nos membres, nous travaillons sur ce qu'est un corps sur un plateau, du training à la posture, de la danse à l'expression. C'est aussi ce qui nous amené à travailler avec les publics que nous formons sur certains domaines partagés par la plupart de nos créations :

Entre autres, il y a le clown. D'une évidente utilité pédagogique, la rigueur de ses codes force tous les praticiens du plateau à travailler leur rythme et leur rapport au public, exercice d'autant plus généreux pour le spectateur qu'il est intime et exigeant pour le praticien.

Au fil de notre histoire, le travail sur le groupe est aussi devenu central, a fait l'objet de masterclass et de formations ouvertes. Du duo à la foule, le groupe est aussi une thématique transversale qui nous permet de travailler la présence au plateau, et certaines notions clés : l'inhibition, le regard de l'autre, le travail choral...

Pour ce qui est du travail de réflexion et de dramaturgie, nous sommes nombreux à avoir un bagage théorique solide - écoles, publications, et fréquentation des salles aussi bien de théâtre que de cinéma bien sûr. De ce fait, nous sommes plusieurs à chercher ce que cela signifie d’écrire pour le théâtre à notre époque en apportant une attention toute particulière aux écritures contemporaines. Le dialogue auteur-interprète qui se tisse entre nous, nous proposons de le faire partager

… par les fondamentaux du travail d'acteur : diction, sens et sensibilité du texte, prise en charge de la langue écrite et dialogue avec le processus intérieur d'interprétation...

...et par un travail plus poussé sur l'incarnation du texte : d’où parle-t-on? Pour dire quoi? Parle-t-on pour dire des choses ? Qu'est-ce qui fait jouer le texte ? Autant de questions qui peuvent se travailler aussi bien en amont, par des séances d'écriture, que directement au plateau, par des séquences d'improvisations dirigées et de « montage direct ». 

Comment ?

Évidemment (et heureusement !) nous n'avons pas encore de formule figée. Chaque intervention est discutée avec la structure qui souhaite accueillir une formation In Carne, afin que tous les stages soient sur mesure : thématique, nombre d'élèves et d'encadrants etc.

Plusieurs de nos membres gagnent déjà leur vie en enseignant, et les cours sont l'une des premières sources de revenu de l'Association. Cependant, quand il est question de rémunération, nous faisons part à nos partenaires des meilleures expériences que nous avons eues comme toutes les jeunes structures, certaines questions sont vitales pour nous, comme le transport de matériel, les lieux de stockage, de répétition et de résidence. Lorsque la possibilité se présente, nous organisons avec nos structures des échanges de services : l'expérience prouve que c'est ainsi que l'Association a vu naître ses amitiés les plus solides, et ses partenariats les plus durables !

ON ENSEIGNE, ON ECHANGE

OVERDOSE

photographie - Eva Muñoz 

POUR TOUT RENSEIGNEMENT, Nous contacter par mail, sur notre page Facebook, ou par téléphone au 06.88.50.90.63 (Corentin Rostollan, Responsable Communication) 

Eliott Lerner, CE QU'IL NOUS RESTE